LES ANNÉES 70-80 : SCULPTURE DANS L'ARCHITECTURE
 
Pillet continue ses travaux en liaison avec l'architecture qui le mobiliseront encore une dizaine d'années.

On lui doit une cinquantaine d'œuvres essentiellement dans des lieux d'enseignement qu'il réalise dans le cadre du 1% (Voir note de bas de page). Acier inoxydable, bétons ciment, pierre, mosaïque, bois, pierre, aluminium, marbre... .

 
Pillet fait appel à des matériaux variés et adaptés au lieu et aux contraintes budgétaires de ses commanditaires. En 1970, il quitte la rue Campagne Première pour s'installer passage Ricaut. Il y restera jusqu'à la fin de sa vie, se partageant entre cet atelier et celui qu'il va bientôt obtenir à Nogent sur Marne dans le parc de la Fondation Nationale des arts graphiques et plastiques.
 
1972
Prix de la jeune sculpture pour un projet d'animation de surface "les fûts" en acier inoxydable

 
1970-1973
Le hasard lui fait découvrir un stock de plumes colorées, survivantes d'une époque où celles-ci ornaient le chapeau des femmes. Il s'enthousiasme pour ce nouveau "matériau" et en explore les possibilités. C'est l'étonnante série des "plumes" de Pillet présentée à la Galerie André Zerbib à Paris en 1973.
 
 
Toujours dans de nouvelles recherches, Pillet invente le "multiple en collage": à partir de gabarits et de papiers couleurs.
Le mur vivant présenté en 1969 à la Maison de la radio à Paris était déjà un exemple de cette même démarche de multiples appliqué cette fois à la sculpture: sorte de claustra à sans cesse recomposer à partir d'un seul élément, sorte de parallélépipède à sept faces.
 
1974-1980
 
Pillet a le coup de cœur pour "La Commanderie" à l'Ile Bouchard en Touraine. La période Carboneras est terminée. Il sera le "Commandeur" de ce petit château de rêve où il passera au moins tous les étés des 10 années suivantes entouré d'un incessant ballet d'amis .
 
Le cadre du 1%
...L'ambition d'une "Synthèse des arts" renaît à cette époque, grâce à l'application effective de la loi du 1% . C'est l'aboutissement d'une idée de Mario Roustan et Jean Zay datant ... de 1936, qui a été concrétisée par un arrêté d'application en Mai 1951. Il fait obligation de consacrer 1% des crédits affectés à la construction de bâtiments publics, à la commande d'œuvres d'art.

Les lourdeurs administratives et de multiples réticences retardent considérablement une mise en œuvre significative de cette loi; hormis quelques rares réalisations respectant ces intentions comme celle de l'hôpital de St-Lô où George Nelson et Fernand Léger ont travaillé de conserve en 1956, elle ne connaît d'applications importantes qu'à partir de 1962 grâce à l'action vigoureuse de Bernard Anthonioz, sous l'égide d'André Malraux.

Des circulaires conjuguées du Ministère des Affaires culturelles et du Ministère de l'Education nationale vont alors, enfin, susciter de nombreuses constructions intégrant peintures, mosaïques, tapisseries ou sculptures dans le domaine des bâtiments scolaires et universitaires, avec l'ambition déclarée de déclencher l'éveil à l'art contemporain dés le plus jeune âge.
 
 
 
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