LES ANNÉES 60-70 : LES CREUSETS
 

1960-65
Au lieu, comme c'était à la mode d'opposer géométrie et lyrisme, Pillet refuse ce débat stérile et s'oriente vers la profondeur en entamant le dialogue forme - couleurs - matières de ses "creusets" où " Il donne à voir à la fois l'espace et le temps " (Jean-Jacques Lévêque, 1965).

Période très prolifique où il produira prés de 300 creusets aujourd'hui dispersés pour la plupart.

Plusieurs expositions personnelles européennes expliquent cette dispersion: Marcelle Dupuis à Paris et Drian Gallery à Londres en 1961, Kaare Berstein à Oslo en 1962, Edouard Loeb et Edouard Smith à Paris en 1964.

 
Parallèlement, il est présent dans de nombreux salons et expositions où l'on peut voir ses creusets, peintures, gravures ou collages, mais se désintéresse progressivement du milieu des galeries pour se consacrer à d'autres et nouvelles aventures.
 
1965-1970
Pillet a découvert le village de Carboneras en Andalousie en 1962 et c'est l'éblouissement d'un petit village de pêcheurs dans une nature sauvage et préservée. Il se fait architecte et construira sept villas pour lui et un groupe d'amis dont le Dr Tomatis.
 
Pillet séjournera chaque été pendant une dizaine d'années avec Annick sa jeune compagne d'alors dans ce coin de paradis où il a entraîné avec lui Bloc, Sotto, Lady Norton et d'autres intellectuels. Il y travaille dans son atelier installé dans une tour dominant le désert d'un côté et la mer de l'autre. Les sables qui font vibrer certains de ces creusets ont pour origine la plage de Carboneras.

 
Progressivement, il s'éloigne de la peinture et de ses "creusets de chevalet". Ceux-ci vont devenir sculptures à part entière, animation de surface et le conduire à retravailler en liaison avec des architectes, comme Olivier Clément Cacoub avec lequel il réalisera de nombreux projets monumentaux en France et en Afrique.
 
 
 
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